L’escrime électrifiée actuelle, au fleuret plus particulièrement, semble marquer un retour à une escrime plus instinctive où la force, la volonté de vaincre, voire même la violence, jouent souvent un rôle plus déterminant que naguère. Ce qui est paradoxal et fâcheux à la fois, c’est que le fleuret, arme conventionnelle légère, conçue pour favoriser des échanges, un dialogue plus soutenu qu’à l’épée, semble perdre graduellement sa raison d’être.